J’ai répertorié dans un ouvrage intitulé « Messages de nos vies passées » certaines régressions qui me paraissent significatives. Elles ont été effectuées au cabinet.

Ces séances vous permettent de constater la différence d’analyse entre l’ego et l’âme du patient, vous pourrez les retrouver régulièrement dans cette rubrique.

« La naissance n’est pas un commencement, La mort n’est pas une limitation ,

il y a continuité sans point de départ »  –  Chuang Tzu

« Heureux celui qui a pu pénétrer les causes secrètes des choses »  –  Virgile

 

 

 

 

Pourquoi ce livre : 

En revenant d’une régression, ma vision s’arrête sur un homme qui parle, qui est en colère… un orateur avec des idées nouvelles et des ennemis nouveaux aussi. Un homme qui voudrait bouleverser la société en claquant des doigts, toujours impatient, très exigeant, mais plus envers lui-même qu‟envers les autres. Et évidemment, il demande aux autres ce qu’il exige de lui-même. Que de verbes, que d’énergie, que d’impatience !

Message des guides:

« Il est temps de mettre à profit toutes ces consciences antérieures, ces parties d’entités, ces parties de vie expérimentées dans le passé, de les réveiller, de les regrouper, et de les amalgamer pour entrer dans une autre créativité.

Il est temps de préparer un nouvel ouvrage pour le futur, un livre, dans lequel vous pourrez relater votre expérience du présent, du passé, du futur, des phénomènes étudiés, et des réactions des patients. Les raisons d’errance des uns et les blocages des autres, commencez à les mettre sur papier, comme un journal personnel et progressivement vous retrouverez sous votre plume comment apporter un témoignage de cette vie.

Il est temps de rejoindre le groupe de ceux qui diffusent leurs expériences par les livres et les écrits. Faites confiance à vos Guides pour guider vos mains, et trouver les mots. Vous avez le temps de l’écrire, ce n’est pas pour demain, mais commencez simplement à y penser. Nous vous aimons. »

Ce livre que nos guides nous ont demandé d’écrire n’est pas un livre sur les techniques de régression, certains auteurs l’ont déjà fait avec beaucoup de talent (Patrick Drouot, Dr Goldberg, Dr Weiss).

Notre but, en faisant revivre ces régressions, est d’observer la différence d’analyse entre l’ego et l’âme. L’ego analyse, dissèque et critique, l’âme, qui n’est qu’amour et compassion, se nourrit de ces épreuves, afin que son rayonnement soit encore plus intense. Que cette petite étincelle, qui est en chacun de nous, grandisse afin de devenir une “ halogène ” qui irradiera chaque atome et chaque cellule de notre corps.

Chers amis, j’espère que vous prendrez plaisir à lire ces régressions, mais ce qui est important, ce sont les messages merveilleux que nos guides nous répètent inlassablement. Ces messages ne concernent pas uniquement les patients qui ont fait ces séances, ils nous concernent tous. C’est en effet une grande chance, dont on n’apprécie pas toujours la valeur.

Merci mille fois à vous… guides merveilleux, pour votre patience, vos encouragements et votre amour, tout simplement. 

Camille

AVANT-PROPOS

Mémoires d’un voyageur dans le passé

Tout jeune, quand le ciel me semblait sur le point de me tomber sur la tête, je ne pouvais m’empêcher de penser pour quelles raisons mon univers s’écroulait autour de moi. L’idée qu’un châtiment venu d’en haut m’était infligé pour des crimes dont j’ignorais, au demeurant, les tenants et les aboutissants, m’a hanté pendant longtemps. Ces angoisses, de même qu’une série de désordres physiques divers et variés (maux d’estomac, douleurs articulaires, démangeaisons intolérables et quelques autres du même acabit…) ont longtemps été mes compagnons de route, au point que j’ai fini par les accepter comme faisant partie de mon être. Après tout, quels sens un gamin désemparé pouvait-il bien donner à une existence qui lui semble insondable et implacable ?

Quelles pouvaient bien être les causes à l’origine du chaos de mon être intérieur et de mon environnement extérieur ? Comment assumer mes responsabilités quand j’ignore quand et comment les choses ont dérapées ? Pour essayer de comprendre mes maux intérieurs, j’ai consulté bon nombre de praticiens de tous ordres. Pour tous ces gens, je n’étais qu’un être angoissé et anxieux. Une nouvelle victime de ce « mal du siècle » que sont les maladies nerveuses. Juste un névropathe de plus. Mais, malgré leurs beaux discours et la grande assurance de ces spécialistes, aucun n’a répondu à mes questions. Aucun n’a pu me soulager. En fait, tout le monde a fait mine de m’écouter, mais qui m’a entendu ?

Mais un jour, la petite main du destin a pris la mienne et m’a menée vers un thérapeute plus intrigant que les autres. Voilà que cet homme m’apprend que nous avons de nombreuses vies, et qua cours de ces existences successives nous accumulons des traumatismes qui nous suivent de vie en vie, jusqu’à ce que nous sachions nous en libérer par la connaissance de la Vérité.

Après quelques recherches personnelles, j’ai découvert que l’idée d’existences successives, la métempsycose, la palingénésie ou encore la transmigration d’âmes ont longtemps été enseignées dans l’église primitive, alors qu’aujourd’hui l’église considère que nous n’avons qu’une seule existence terrestre. Par ailleurs, on trouve de multiples témoignages de traditions et de cultures qui croient en la réincarnation. La plus connue étant très certainement le bouddhisme tibétain qui prépare ses adeptes à « bien vivre » pour « mieux mourir », pour connaître une réincarnation plus favorable, ou…plus de réincarnations du tout pour les plus saints d’entre eux. C’est le Nirvana. L’esprit ouvert à la spiritualité, j’ai accepté de travailler sur mes vies antérieures en me disant que je n’avais rien à perdre, puisque jusqu’ici personne n’avait su m’aider.

De façon schématique, la séance de travail part du postulat que la douleur physique ou morale que l’on ressent a une origine antérieure à cette vie. Une fois le corps placé en relaxation profonde par hypnotisme, l’inconscient libéré des contraintes terrestres que lui fait subir le corps part dans une vie ancienne, là où le traumatisme s’est manifesté pour la première fois. La clé consiste à découvrir ce que notre ancêtre a vécu de traumatisant et l’aider à s’en libérer. Et par répercussions, le bien-être retrouvé de notre aïeul provoque notre guérison dans le présent.

La méthode ne cesse pas de surprendre notre esprit engoncé dans les principes restrictifs de notre science moderne et les dogmes figés des grandes religions monothéistes. Et pourtant, elle fonctionne. Aujourd’hui, mon investigation du passé a guéri les plaies mystérieuses de mon présent. Du coup, tout me semble lié : passé, présent et…futur. Car non seulement on peut « voyager » dans le passé, mais on peut aussi partir dans l’avenir. Aller dans le futur peut me permettre de découvrir celui que je serai si je ne change pas maintenant ! Le paradoxe temporel est vertigineux. Songeons que je peux agir aujourd’hui pour « réparer » les erreurs hier et prévenir les « égarements » de demain. On le voit, tout est lié. Tout est un. Il n’y a donc pas de limites à mon action dans le présent.

« Connais-toi toi-même et tu connaîtras l’univers et les Dieux » nous dit l’inscription gravée sur le fronton du temple d’Apollon à Delphes et que Socrate avait choisi pour devise. En effet, ce n’est qu’en posant mon attention sur lien dedans des choses, sur ce qui vit et crépite à l’intérieur de moi, que j’ai commencé à comprendre la juste mesure de mes responsabilités. En définitive chacun de nous a toutes les réponses aux questions qu’il se pose sur le sens et le devenir de son existence. Il suffit pour cela d’accepter le plus grand défi fait à notre intelligence : apprendre à nous reconnaitre.

Le livre que vous avez entre les mains est une puissante invitation à partir à la rencontre de cet illustre inconnu : vous. Car, si comme je l’espère, ce livre vous parlera comme il me parle, peut-être chevaucherez-vous en quête de…vous-même…

Jean-Noël

LE CHEMIN LE PLUS FRÉQUENTÉ

Patient Bernard (An 56)

Camille : Que voyez-vous ?

Bernard : C’est la tombée du jour, je vois un homme sur une croix, je sens beaucoup de détresse et de tristesse tout autour. J’ai l’impression d’être divisé en deux. Je suis à la fois cet homme sur la croix et les gens accroupis qui pleurent et qui prient. La douleur physique est très présente, elle m’alourdit, me rattache à la terre, mais il y a plus douloureux encore, car une douleur morale me brouille les pensées. Je n’ai pas compris quelle était la liaison entre l’esprit et le corps, entre l’abstrait et le concret, entre la pensée et l’action.

J’ai fait une erreur, j’ai fait l’erreur car je les ai dissociés, j’ai fait passer le matériel et le physique avant le spirituel et j’ai cédé à la panique et à la peur, je n’ai pas fait la méditation qui s’imposait.

Je n’ai pas pris de recul, j’ai agi trop vite et je me suis coupé du spirituel, oh ! Un temps très court. Mais lors de ce moment crucial, je me sens responsable des malheurs du monde entier. Je vois et j’imagine les conséquences que peuvent avoir quelques paroles et quelques actes, à ce moment précis de ma vie.

Camille : Commençons dès le début, laissons cet homme nous raconter son histoire. Pour que nous ayons une pleine compréhension, revenez en arrière 1 – 2 – 3 – 4 – 5.

Que voyez-vous ?

Bernard : Je vois deux petits garçons, aussi liés sinon plus que sils étaient frères; ils rient et ils jouent. Le village n’est pas riche, mais il y a beaucoup de terre, de soleil et de sable. Il y a beaucoup de bonheur et de joie, et surtout, il y a une osmose entre ces deux êtres, un grand amour entre eux.

Camille : Quel âge avez-vous ?

Bernard : 7 ans.

Camille : Quel est votre prénom ?

Bernard : Il m’appelait Joshua et je l’appelais Rhadée, par jeu entre nous. Souvent il m’appelait : oh ! Joshua, et se jetait à mes pieds, il faisait des prières comme si j’étais supérieur à lui, c’est alors que je le remettais debout et me mettais à genoux en lui disant : oh ! Rhadée, et nous partions en éclats de rire tous les deux. 14

Il y avait une oasis où nous aimions nous retrouver, et nous restions là des heures, assis l’un à côté de l’autre sans parler et, pourtant, beaucoup de choses passaient entre nous, car nous comprenions beaucoup de choses.

Nous avons grandi ainsi et notre lien s’est renforcé. En même temps, quelque chose se développait en moi.

Camille : A quoi pensez-vous ?

Bernard : Une sorte de tristesse car je le voyais s’élever, devenir un guide même très jeune. Nous sommes encore adolescents et je le vois rayonnant. Il a toujours ce même regard d’amour envers moi, mais je ne me sens pas digne de ce qu’il attend de moi. Il sent que je m’éloigne, c’est à peine perceptible, mais une certaine lourdeur s’installe dans mon cœur. Il sent ce qui se passe dans mon cœur. Il me prend les mains, un soir au crépuscule dans cette oasis, me regarde et me dit :

Ne laisse pas le doute t’envahir,

Ne laisse pas la peur te submerger, te faire mal;

Conserve la foi dans ton cœur :

Tu ne peux pas faire de mal

Tu ne peux pas te tromper si tu suis la voie de Dieu, notre Seigneur.

Nous sommes ses enfants, nous sommes là pour montrer la voie,

Chasse le doute de ton cœur, suis-moi dans la voie.

Puis il me regarde encore plus intensément, et je vois son aura qui brille, plus lumineuse. J’ai l’impression que cette lumière orange du coucher ne provient pas du soleil mais de son corps, il me dit encore: laisse faire les choses, je vois ton destin, et tu es là pour montrer quelque chose de très important. Nous avons tous deux un rôle à jouer. Dieu est grand et puissant, mais sage aussi. Tu douteras, et à un tel point, qua moment où tu pourras me sauver tu vas me renier. Non, ne pleure pas, n’ai pas de peine en ton cœur, laisse couler la joie et la foi. Je dois mourir sur cette croix car mon destin est là et je ne pourrai y échapper, d’ailleurs je ne veux pas y échapper, je suis venu pour cela. Je veux simplement t ‟expliquer pourquoi tu dois à ton tour suivre ton destin.

Nous allons montrer aux hommes les différents cheminements qu’on peut suivre par la foi et la puissance, le non doute et la confiance, c’est la voie que je montrerai.

Tu leur montreras, toi, qu’ils sont libres de faire leur propre choix. Cette tâche est particulièrement ardue et Dieu t ‟aime autant que moi, pour te confier une mission aussi difficile. Peut-être plus difficile que la mienne, car moi je vais tirer les honneurs et la gloire, alors que toi ce sera l’inverse.

Tu leur montreras les conséquences d’un autre choix, fait en utilisant son propre libre-arbitre. Il y a la confiance par la foi ou la méfiance par la peur.

Nous sommes les témoins de ce qui peut se passer dans un individu, cet être unique, il faut qu’il reconnaisse son libre-arbitre. C’est ton rôle, fais-le, et ce faisant tu resteras fidèle à Dieu.

N’oublies pas mes paroles, elles ressurgiront du passé et un jour, si tu les occultes, tu comprendras que tu as fait ce que Dieu t ‟a demandé de faire même si ta compréhension reste limitée. Cependant garde ta volonté de faire mieux et de faire bien.

Si nous sommes là aujourd’hui, il n’est plus question de libre-arbitre, car nous avons fait notre choix tous deux avant de nous incarner, de venir pour montrer les différents chemins aux hommes. Nous n’avons pas choisi au hasard ni tiré à la courte paille.

N’oublies surtout pas, le danger est là, que tu n’as pas à te sentir coupable, nous travaillons ensemble et dans le même but. Ta culpabilité, celle que tu vas ressentir en pensant m’avoir trahi, en pensant m’avoir abandonné, va te servir en prenant le flambeau. Une fois que j’aurai purifié le monde, c’est toi qui seras le pasteur et le guide de toutes ces âmes. Tu reprendras mon flambeau, mais surtout n’oublies pas que tu n’as pas trahi.

Tu vas te punir sur la croix, en faisant durer ton supplice. Là encore, tu aurais pu le réduire, mais ce que tu interprètes comme une punition, va servir à notre peuple, afin qu’il comprenne les tourments et les douleurs qu’il peut endurer sil n’agit pas selon son cœur et s’il fait le choix par le libre-arbitre du mal au lieu du bien.

Nous devions leur montrer les deux faces d’un choix.

Tu as choisi une mission bien difficile à porter, mais elle reflète ta grandeur d’âme. Quand tu seras sur la croix et que je t ‟enverrai ce message: “ Retrouve la foi et tu seras libéré ”, tu l’entendras, mais dans ton souci de perfection, tu repousseras ce moment au-delà de ta résistance physique, pour que la leçon porte ses fruits et réussisse.

Le problème, c’est que tu avais oublié ce message, et ces paroles que je t’ai donné, ce soir là encore adolescent au coucher du soleil. Tu t’es tellement investi dans ta mission que tu as pris sur toi et mon cœur se serre, car tu as pris sur toi tous les mauvais choix de chacun. Tu as pris sur toi toute cette culpabilité, tu l’as faite tienne et tu t’es senti responsable de ces douleurs.

Chaque individu, à un moment donné, fait des erreurs, mais ce n’est pas à toi de prendre sur toi leurs souffrances. Tu as rempli ta mission en leur montrant qu’ils pouvaient choisir, laisses-les se libérer de leur propre douleur. Tu as fait plus encore que ce que Dieu t ‟avait demandé.

Il ne t «a jamais abandonné et il n’a jamais perdu la confiance qu’il avait placée en toi. Rappelle-toi que jamais il ne donne à personne une mission qu’il ne pourrait remplir. Je t’en prie, déposes cette culpabilité, tu ne m’as pas fait de mal, ni à moi ni aux autres.

 

Tu leur as montré qu’ils avaient le choix, et par ton action, par la diffusion de ta parole, tu leur as montré qu’ils avaient en eux-mêmes la possibilité de changer, de faire le bon choix. Dépose, s’il te plait, cette culpabilité car si tu ne le fais pas, ils ne pourront pas le faire, eux non plus.

Il est temps que tu les aides, car en déposant ton fardeau, tu les aides à déposer le leur.

Vous êtes tous liés les uns aux autres, et en déposant ton fardeau tu m’allèges également. Ne te culpabilises plus, tu as fait un travail merveilleux.

J’espère que tu m’entends maintenant, car ta tâche continue, mais dans la joie et le bonheur, libère-toi, tu n’auras pas à souffrir.

Travaille aussi dans la joie et dans le bonheur, libère-toi, aime ton travail dans la compassion, libère-toi, ne prends plus sur toi les mauvais choix et les malheurs des autres. Détaches-toi en conscience, compatis mais ne souffres pas pour eux, aides-les, mais ne prends pas sur toi leurs souffrances.

Tu avanceras plus légèrement, ton travail sera encore plus bénéfique. Apprécies ton travail, apprécies ta vie aussi, tu as voulu faire une rupture entre ton corps physique et ton travail spirituel, par rapport à ce passé lointain, par peur de faillir à nouveau, je pense que tu peux maintenant réunir à la fois ton corps et ton âme.

Ne te flagelle plus, ne brime plus ce corps, il est ton enveloppe sur cette terre, il permet à ton âme d’agir et de travailler, prends en soin, il faut le choyer et le nourrir de nourriture spirituelle, d’amour et de joie.

Laisse le rire, laisse ce rire te secouer de l’intérieur. Par le rire tu peux dégager toutes ces tensions qui t ‟alourdissent, te libérer, tu es fait pour le bonheur, pour la joie.

Dépose ce fardeau, il n’est plus le tien. En aidant les autres, avec cette bonne humeur, tu verras les gens sortir, détendus, mais en plus cette étincelle de bonheur et humour, de joie dans le cœur.

Accorde-toi ce bonheur, tu l’as mérité au centuple et de cette façon tu pourras le transmettre à tous ceux qui sont autour de toi.

Il n’y a plus de place pour la culpabilité en toi, retrouve dans ton corps cette joie et ce bonheur qui nous unissaient quand nous étions enfants. C’est toujours les mêmes. Ces rires et ces jeux, cette complicité existent toujours en nous. Je t «aime toujours autant et je sais que tu m’aimes toujours autant et si un jour tu te sens triste, rappelle-toi ces jeux qui nous unissaient, ces rires et cette complicité toujours vivante entre nous. C’est mon souvenir de toi, je t «aime, tu es mon frère et pour la Pâque qui approche, je t’en supplie, ressuscite avec moi, que nous soyons à nouveau deux et que cette fête soit pour toi une fête de joie et de bonheur, de rires, de gaîté, de libération et de renaissance. Je t ‟invite à renaître avec moi.

Je t’attends, ce sera un jour merveilleux pour tous les deux et un nouvel horizon qui va s’ouvrir pour nous, car nous continuerons de travailler ensemble.

Nous ne nous sommes jamais quittés, je suis heureux que tu ais fait enfin le choix de te rappeler de mes paroles, sache que je serai toujours là pour toi, reste à l’écoute, je serai toujours là pour t ‟inspirer. Tu n’as pas failli.

Tu es encore plus digne que moi d’être le fils de Dieu.

Camille : Continuez d’avancer et revoyez les évènements importants de cette vie passée.

Bernard : Je vois beaucoup de gens qui me suivent, qui m’écoutent, je suis heureux car j’arrive à leur expliquer la raison de mon comportement.

Mon enseignement s’étend au-delà de ce que je pensais possible, et je lis la compréhension dans les yeux de chacun: ils ont compris quelle était la valeur du pardon, ils ont compris qu’ils étaient eux-mêmes libres de leur propre choix, ils ont compris ce qu’était le libre-arbitre. Je sens que ma parole, au-delà des mots, touche leurs corps et âmes. Je répands la Parole Divine et je me sens léger. J’ai fait le choix de ma mort afin que ma parole marque les esprits au-delà de la vie, j’ai choisi la même mort que mon frère, mais cette mort ne se fera pas dans la souffrance. Cette mort est différente car elle démontrera quelle est l’infinie bonté du Christ. Je l’ai choisi pour leur montrer que nous ne faisons qu’un et que par cette mort je le rejoins, que nos âmes vont s’unir comme pour deux frères, qui ont choisis deux chemins différents pour servir la même cause. Il était normal que nous nous retrouvions à la fin.

Je suis sur la croix et je me sens léger, la foi est en moi et rayonne au-delà de mon corps; elle se répand autour de moi, dans chaque âme, chaque être, et tous ceux qui sont autour de moi n’ont plus de doute, quel que soit leur origine, quelle que soit leur religion d’origine. Chacun comprend la symbolique de ma mort, j’ai déposé consciemment ce fardeau, et j’ai compris maintenant de quelle façon j’ai servi Dieu. Je le savais inconsciemment, mais je ne pouvais accepter ce qui me paraissait être une trahison. Maintenant j’ai compris que c’est un choix commun fait à trois et malgré la difficulté j’ai mené à bien ma mission.

Je rends grâce au ciel de m’avoir rendu cette compréhension et dans mon souci de perfection, je suis allé jusqu’au bout de ma culpabilité pour montrer aux hommes quel était le poids que l’on pouvait traîner en faisant un mauvais choix. Je suis allé au-delà de ce que Dieu attendait de moi.

Le message est bien passé, il est temps maintenant que j’avance dans la joie, dans la paix, dans l’amour et la sérénité.

Je suis sur la croix, mon corps n’a plus de vie, Jésus est là. C’est Lui qui est venu me chercher et il m’embrasse avec cette chaleur et cet amour. Il me porte et rien que son contact me purifie entièrement et m’allège. Par son amour et ses pleurs, je suis pur à nouveau. Nous sommes tous les deux et il est tellement heureux de me retrouver, tellement fier de ce que j’ai fait.

Il me remercie et tous deux nous montons. Nous montons dans une pluie, une pluie de filaments d’or et d’argent, c’est magnifique et cela nous purifie plus encore afin de nous emmener au-delà de cette arche, au-delà des étoiles du cosmos.

Nous montons ensemble, jusqu’à cette source qui luit comme un diamant, au centre d’un tourbillon noir, et jusqu’au cœur de ce diamant qui rayonne, qui est la clé de voûte de l’univers entier.

Oh Dieu du ciel !!!

Nous pénétrons dans ce diamant, nous sommes si purs que les mots ne me viennent pas. Nous sommes au-delà de tout ce qui est concevable et exprimable.

Camille : Vous rappelez-vous de votre prénom ?

Bernard : Il n’y a pas de prénom précis qui me vienne à l’esprit, il n’y a que ce nom : Joshua.

Camille : Est-ce que Joshua a un message pour conclure ?

Bernard : Il me demande pardon de m’avoir transmis cette lourde culpabilité, il a établi avec moi un lien direct avec ce diamant, comme un rayon, un rayon pur et cristallin, qui part directement de ce diamant jusqu’à mon chakra coronal. Un fluide pur passe dans mon corps, se répand dans mon âme et mon esprit, mon inconscient et mon conscient. Ce liquide se répand dans tout mon corps, allège et purifie tous mes organes, mes vaisseaux, mon squelette et mes cellules. Le liquide se répand le long des bras, le long du buste et des jambes, il va au-delà de mon corps et dans la terre. Je suis à nouveau connecté entre le matériel et le physique, le spirituel et l’abstrait dans une unité et une harmonie intenses.

Il n’y a plus de place pour le doute, il veillera à m’aider à le chasser si par hasard il devait jeter une ombre sur mon cœur. Voilà, il n’y a plus de fluide qui passe, la dernière goutte est passée. L’énergie circule dans mon corps, pure et blanche, très lumineuse. Elle active tous mes chakras, elle est fluide et intense, mes vibrations sont encore plus légères, plus élevées, et resteront maintenant à ce niveau-là.

Camille : Je vais compter de 6 à 1 et vous serez revenue dans le temps présent : 6 – 5- 4 – 3 – 2 – 1 – 1, vous êtes revenu dans le présent. Vous êtes présent, vous êtes ici.

Demandons maintenant aux Guides Spirituels, sils ont un message à nous délivrer ?

Bernard : Ils sont heureux que j’ai toute compréhension de ce qui s’est passé aujourd’hui, ils me remercient à leur tour de tout ce que j’ai fait jusqu’à maintenant.

Ils m’encouragent maintenant à continuer mon travail de cette nouvelle manière. Je vais, en plus d’apporter la guérison, transmettre de la joie et aider les gens à travailler sur eux-mêmes, pour guérir plus vite encore. La façon que Dieu a choisi pour me remercier de toutes ces souffrances que j’ai transportées, emportées, supportées, c’est en les remplaçant par la joie, l’amour, la légèreté. Je vais pouvoir transmettre ce qu’on appelle chez nous le bonheur, avec certitude, sérénité, et confiance dans la vie.

Ils sont heureux du travail que j’ai fait aujourd’hui car je vais me sentir mieux, eux également, et vont pouvoir travailler de façon encore plus intense aussi.

Ils me remercient du courage que j‟ai montré aujourd‟hui car ils savent que c‟était très difficile pour moi. Ils m‟envoient beaucoup d’amour et me soutiendront tout au long de cette existence jusqu’à ce que nous nous retrouvions dans l’au-delà afin de continuer comme je l’entendrai, alors …

Camille : Nous les remercions mille fois.

Je me souviens qu’à la fin de cette séance, les vibrations étaient tellement intenses que nous avions l’impression d’être en apesanteur avec une grande joie, une sérénité, un bonheur intense, et où aucun mot de notre vocabulaire n’était approprié pour décrire ce qui se passait en nous et autour de nous.

Mars 2004

JE SUIS VENU, J’AI VU, J’AI TOUT PERDU 

Notre patient du jour se nomme “ Laurent ”.

Laurent se plaint de fortes brûlures à l’estomac et au ventre, suivies d’une grande colère et d‟un sentiment d’incompréhension.

Hypnotisé profondément, je demande à Laurent de ressentir toutes ses douleurs. Quand je sentis qu‟il était prêt à remonter dans le temps, je lui demandai de se protéger dans un cocon de lumière pure, blanche et lumineuse. Il imagine ensuite un tunnel temporel pour remonter le temps et trouver la cause profonde de ces douleurs liées aux événements antérieurs.

Je compte de 1 à 5 pour que Laurent se retrouve face à la première manifestation de ces douleurs :

1 – vous remontez dans le temps

2 – en compagnie de vos guides et vos maîtres spirituels, vous remontez dans le temps

3 – le temps n’est qu’un tourbillon et vous tourbillonnez avec lui

4 – vous voyez maintenant cette lumière blanche, vous vous dirigez dans cette direction

5 – vous sortez du tunnel et tout en restant dans cette lumière blanche, vous laissez les choses se faire et, derrière vos yeux clos, vous allez voir le film des événements directement liés à ces douleurs ressenties aujourd’hui. 5 – 5 – 5 laissez les choses se faire et racontez-nous ce que vous voyez. Où êtes-vous en ce moment ?

Laurent : Je suis au Sénat, les hommes sont assis tout autour de moi. Je suis vêtu d‟une robe drapée blanche avec une cape rouge. Je parle fort et suis en colère. Je suis furieux contre tous ces notables qui ne pensent qu‟à leur cassette, leur argent et leur confort. Ils sont limités et leur esprit est aussi lourd que leur corps. Ils ne voient pas l’avenir, ils ne voient pas la déchéance, le déclin à nos frontières et à nos portes. Ce déclin est leur reflet personnel, je ne veux pas qu’il soit le mien.

Camille : Pourquoi prenez-vous la parole au Sénat ? Qui êtes-vous et que dites-vous ?

Laurent : Je suis leur chef, le chef de l’armée.

Camille : Quel votre nom ?

Laurent : Auparavant, mon nom résonnait dans tous les cris, était sur toutes les lèvres quand je rentrais de campagnes militaires.

J’étais accueilli par des brassées de pétales de roses et des acclamations. Maintenant, mon nom ne représente plus rien, on le chuchote mais je l’entends…

Camille:  Alors, quel est votre nom ?

Laurent : Un nom, une enveloppe, quelle importance !!!

Camille : Pourquoi le chuchote-t-on, est-ce le déclin pour vous aussi ?

Laurent : Lorsque je le prononce, je sens tout mon corps vibrer. Je sens cette force nouvelle en moi et tout pourrait recommencer, tout serait reconstruit et rebâti. Mais où sont passés mes fidèles ? Il n’y a autour de moi que des regards qui se dérobent, ils ont peur, peur de la mort. Claudius, celui que je croyais être mon frère, fait comme les autres. Je me sens si fatigué, comme si j‟avais tout le poids du monde sur les épaules, tel cet Atlas mythique. Bizarrement, j’ai à la fois la force de porter l’univers et la fatigue ou l’usure du temps qui fait baisser mes épaules. Où ai-je failli ? Quand et comment cela s’est-il produit ?

Je rêvais de mondes équitables, justes et puissants. Où ai-je échoué ?

J‟ai voulu faire comprendre au monde la puissance de l’esprit et la valeur du raisonnement. Voir la liberté dans l’union et la multiplication de la force de chacun dans cette union, mais eux ne voyaient que l’individu, sa position sociale et le pouvoir accumulé en un seul individu. Ils n’ont pas voulu comprendre ce que j’avais dans mon coeur. Tous ces crétins veulent me tuer pour prendre ma place, comme on met un nouveau costume. Mais ils s’entretueront et dans les bains de sang, l’Empire s’écroulera.

Camille : Tu parles comme un guerrier. Tu aurais dû leur parler avec ton cœur, c’est peut-être là que tu as échoué.

Laurent : De cœur, ils n’en ont plus !

Camille : Ton jugement est rapide.

Laurent : Mon jugement est fondé. Je le vois dans leurs orgies. Ils ne sont ni hommes, ni bêtes car grande est leur cupidité. Il aurait fallu les jeter dans le désert pour qu’ils se retrouvent face à eux-mêmes dans l’épreuve de la faim et de la soif. Mais ils sont trop bien nourris, vêtus et logés. Ils ont perdu tout sens de la réalité et de moralité et par là même leur coeur a disparu. Ils se tuent entre frères et soeurs, se vautrent dans la luxure et trament sans cesse des complots. Ils sont devenus des êtres vils et abjects. J’en suis écoeuré.

Camille : En ce moment, que leur dis-tu ?

Laurent : Je les juge, car je peux me le permettre. Je les mets face à eux-mêmes et je sens leur haine qui me perce le coeur.

Ils n’écoutent pas ce que je leur dis et tout à leur colère, ils cherchent comment prendre ma place. D’ailleurs, leurs oreilles sont fermées, leurs vues sont bouchées par des oeillères et leurs paroles ne déversent que du fiel. Je pourrais leur réciter une recette de cuisine, ils ne comprendraient pas. Même mon propre fils, la chair de ma chair, le sang de mon sang fait partie de cette race là. Alors moi-même, ne serai-je pas comme eux ? Peut-être que je vis aussi dans l’illusion et que je m’imagine être quelqu’un de bien ! Peut-être finalement que je ne vaux pas mieux qu’eux et puis, je me sens si fatigué…

Camille : Nous allons encore remonter dans le temps, dans ton passé, lorsque tu étais un petit enfant, pour avoir une meilleure compréhension de ton histoire.

1 – 2 – 3 – 4 – 5 : maintenant, dis-moi ce que tu vois, ce qui se passe. Laisse les événements importants remonter à la surface.

Laurent : On m’a raconté une histoire, cette histoire revient souvent dans mes rêves, ce serpent qu’on a trouvé dans mon berceau et ma vie qui a été épargnée. Et dans mes rêves je voyais l’échec de ce serpent et je voyais aussi la grandeur de la tâche que je devais accomplir. J’étais venu là pour faire le bien et le mal ne pourrait jamais m‟atteindre, je l’avais déjà vaincu, il ne pouvait plus rien contre moi, j‟étais immunisé, rien ne pourrait m‟arrêter.

Je me sentais déjà fort et puissant puisque le mal n’avait pas de prise sur moi, rien ne pouvait m‟empêcher de faire de grandes choses. Je n’aurais pas d’échec.

je jouais à la guerre et je travaillais très dur, j’apprenais beaucoup, je voulais devenir un homme cultivé, digne de ces philosophes, de parler au Parthénon, être un homme de sciences, connaître les secrets de la vie, du fin fond de l’infini, connaître les mystères de la pierre philosophale, je voudrais tenir le monde entre mes mains, pas pour le dominer, mais le comprendre, pour l‟étudier afin de le faire prospérer.

J’ai passé ma jeunesse à étudier, à travailler, à entraîner mon esprit et mon corps, je voulais qu’ils soient équilibrés, ne rien laisser au hasard, rien ne pourrait m‟arrêter, j’avançais très vite ma détermination était implacable , j’étais invincible, mon destin était devant moi, ouvert et limpide, je voyais mes campagnes, mes victoires, je voyais ma nation riche et cultivée, je la voyais s’agrandir, je voyais une autre culture se propager au-delà des frontières, au-delà des continents, je me voyais apporter la connaissance, l’ouverture d‟esprit et je récoltais en échange des richesses afin d’apporter à mon peuple la prospérité qu’il méritait pour le soutien qu’il apportait à mes campagnes, un juste retour des choses.

Bien sûr, il y eut du sang, des révoltes et des massacres. Mais comment faire autrement lorsqu’on est convaincu d’être dans le vrai, d‟apporter la connaissance, le bien-être pour que tous évoluent.

Alors, on s’étend, on va au-delà du nécessaire et on s’égare car on perd le sens des réalités. On veut imposer aux autres sa propre vérité, sa façon de vivre et sa culture. On ne cherche plus à partager, à échanger, mais on impose et on prend.

Je vois défiler ma vie alors que mon corps se tord de douleur sur le sol. On m’a empoisonné et je sais ma fin proche. Je ne passerai pas la nuit. Peut-être suis-je déjà mort car je survole mon passé et je vois l’étendue de mes campagnes et leurs limites. Je vois mes erreurs.

Oh Seigneur ! Combien de temps me faudra-t-il pour le pardon ? Combien de vies pour effacer les malheurs que j’ai pu répandre en une seule ? Oh ! Seigneur, l’ampleur de cette tâche me dépasse. Oh ! Seigneur, aidez-moi, ne m’affligez pas, mes intentions étaient pures, je voulais défendre la veuve et l‟orphelin. Quand j’étais enfant j‟avais une épée en bois, je me battais et je me disais que personne ne ferait de mal, ni à ma mère, ni à mes proches, je défendrais tous ceux qui sont plus faibles et j’apporterais au monde entier à l’univers mon amour et ma protection, voilà le voeu que je formulais étant enfant.

C‟est ce que je voulais faire, oh ! et moi qui voulais protéger, les enfants étaient tués par les miens. Je crois que j‟aurais dû commencer par me protéger moi-même, de moi-même, peut-être aurai-je dû réviser mes frontières, peut-être devrais-je faire preuve d’humilité et de modestie pour attirer le monde, le luxe, le bien-être, le bonheur. Je n‟ai pas vraiment connu le bonheur dans cette vie, je croyais que telle était ma tâche et mon destin, me serais-je trompé ? Ai-je fais au moins quelque chose de bon ? Que puis-je retirer de tout cela de positif alors que je ne vois que douleurs, souffrances. Mon Guide est là près de moi, celui que j’ai vu enfant, celui qui a indiqué la présence de ce serpent, afin que je mène ma tâche à bien, il est là et il est en train d’enlever cette cape si lourde, si rouge, de mes épaules et, comme symboliquement, cette cape qui pesait si lourd, il la soulève comme si elle était aussi légère qu’une plume, il me demande de l’écouter, de calmer mon coeur et mon esprit.

Dans des milliers d‟années, ce rêve d‟unité cette Europe élargie, agrandie, baignée deviendra réalité, c’est une ébauche, un premier pas et les hommes, comme les enfants qui apprennent à marcher font quelques pas, trébuchent, puis se relèvent, Dans cette vie là, j’étais comme le petit enfant qui faisait son premier pas et ce même enfant qui symbolise l’humanité va encore trébucher à plusieurs reprises dans l’avenir. Mais, s’il est déterminé, il va certainement vers son destin, il avance et peu importe les écorchures et les douleurs qu’il subira à chaque chute, l’important est qu’il comprenne l’erreur qui l’a fait chuter afin de se relever et d’avancer et faire deux, trois, quatre pas, puis à ne plus les compter car il ne chutera plus. Comment l’homme pourra-t-il courir s’il n’apprend pas à marcher d’abord.

Mon action et ma vie font partie de l’ordre des choses. Je n’ai pas à culpabiliser car chaque âme qui a croisé ma route dans cette vie, a choisi son destin. Je ne dois prendre en compte que mes propres douleurs et souffrances pour les déposer aujourd’hui. Je vais enfin connaître l‟humilité, la modestie et la compassion. Je vais me mettre au service de Dieu et des hommes.

Ma prochaine lutte concernera celle contre les hommes qui se disent au service de Dieu pour mieux limiter les autres hommes. Et quelles que soient mes futures souffrances, je ne faillirai pas et je persévérerai autant que je le pourrai. Et si malgré tout je chute, je passerai une nouvelle vie à ramper pour comprendre une nouvelle leçon et marcher dans la confiance retrouvée et la paix absolue. J’en sors réconforté, comme dans mon enfance, où fiévreux et douloureux, je m’endormais dans les bras accueillants de cette femme, pour en ressortir à nouveau confiant et invincible.

Je retrouve cet état de sérénité et de paix, et je comprends que j’étais à la fois un instrument de Dieu et un acteur dans mes choix, dans mes décisions. Et j’en suis fier, malgré tout, car il a permis à l’humanité d’avancer, d’avoir des connaissances, de faire progresser la science et les techniques. Je ne regrette rien, car j’ai compris l’importance de ce maillon dans toute la chaîne, et si ce maillon n’avait pas été là, la chaîne aurait cassée et l’humanité aurait encore piétiné.

Camille : Laisse maintenant Dieu s‟exprimer à travers ta propre voix pour savoir si tu as suivi son plan à lui. Est-ce le plan Divin que tu as appliqué durant toute cette vie ou t’es-tu égaré quelquefois ? As-tu toujours suivi la Voie de Dieu comme tu l’avais prévu avec tes guides spirituels ?

Laurent : J’ai eu quelques égarements que j’ai essayé de redresser dès que j’en ai eu conscience, je m’étais forcé à de telles responsabilités, il fallait prendre des décisions, je savais que ce n’était pas toujours les meilleures dans certaines circonstances je n’avais pas réellement le choix, c’est comme si il y avait contre moi d’autres valeurs, d’autres puissances qui m’obligeaient à prendre des chemins détournés. Alors je les suivais en essayant de redresser la barre et reprendre ma vraie voie, ces voies étaient difficiles, c’était des voies de lutte et de pouvoir contre soi-même, contre les autres de son propre clan, contre ceux d‟en face.

C’était des voies si difficiles, il n’y avait jamais de repos, jamais de sommeil complet, jamais de détente. Je n’étais qu’un homme et j’ai failli comme les hommes faillissent dans de telles situations extrêmes et difficiles, mais le plan Divin de Dieu était présent dans mes failles aussi.

Il y avait cette confiance malgré tout et cette satisfaction de ce qui est resté, de ce passage qui a été le mien.

Même ce qui est resté apparemment de négatif, de massacres, de dominations aura servi en cultivant le désir de liberté d’expansion, de recherche d’individualité et de notions de paix . Tout à une raison précise dans un but déterminé avec pour aboutissement l’élévation de chacun vers une harmonie totale, une paix, une sérénité.

Là où il n’y aurait plus besoin, ni de dominants, ni de dominés, plus de contrôle, là on serait tous nous-mêmes parfaitement à notre place et complémentaires les uns des autres, là où il n‟y aura plus de jugement ni de comparaison, là où il y aura acceptation de l’union totale et de l’amour infini et universel, là où tout sera rentré dans l’ordre.

Camille : Ces femmes qui ont comptées pour toi dans cette vie passée, apparaissent-elles dans ta vie actuelle en tant que Laurent ?

Laurent : L’important est que cette vie actuelle a permis de retrouver cet équilibre, cette harmonie, cet amour, cette compréhension et ce soutien dont tu avais besoin dans ces vies passées. Peu importe les rapprochements ou les noms, l’important avec toutes ces personnes si chères, si proches est que le lien d’amitié et d’amour qui nous unissait dans le passé, se rétablisse dans le présent.

Camille : Parle-nous de cette relation que tu avais avec Dieu dans cette vie passée.

Laurent : C’est la même que celle que tu as aujourd’hui sauf qu’aujourd’hui tu m’écoutes tout le temps. Dans cette vie passée tu avais par moment du mal à m’entendre.

L’évolution suit son cours, d‟une façon parfaite, c’est ce qui est important, je te suis depuis toujours et te suivrai jusqu’à jamais.

Camille : Pour ces douleurs que tu ressens au niveau du ventre, peux-tu en retrouver la cause?

Laurent : Tu as été lacéré et chaque coup correspondait à un de tes remords, c’est toi-même qui a déterminé le nombre de coups, comme si tu voulais qu’on t’inflige une douleur physique, comme si tu voulais souffrir dans ta chair, pour absoudre une erreur, un manquement à ma parole, chaque fois que tu as agi contre ta propre conviction.

Le Guide qui s’est occupé de ton corps dans cette autre dimension s’est occupé de chacune de tes blessures, l’une après l’autre, non seulement sur son apparence, mais sur ce qu’elle symbolisait :

– sentiment de trahison auprès d’une femme,

– sentiment de culpabilité,

– sentiment d’abandon de certains amis, de certains frères d’armes,

– sentiment d’avoir failli dans ta tâche,

– sentiment de t’être trahi toi-même,

– sentiment d’avoir répandu plus de mal que de bien,

– la peur d’être jugé par tes pairs et condamné par tes Guides,

– la crainte de ne pas avoir servi de ton mieux, tu a été plus dur encore avec toi-même que tu ne l’as été avec tous les autres.

Il est temps maintenant de t’accorder un peu de compassion et de répit, de cesser de remuer le couteau dans la plaie, de réveiller ces anciennes douleurs qui sont soldées aujourd’hui.

Ne plus regarder vers le passé, mais se tourner vers l’avenir en étant parfaitement conscient du moment présent et de chaque pas que l’on fait dans la vie; c’est cela que l’on attend de toi maintenant.

Ces connaissances et ces leçons, tirées du passé, préparent ton avenir dans le temps présent. Tu vas bientôt être libéré de tout ce qui pèse sur ton coeur, alors tu pourras te tourner vers l’avenir, détendu, et avoir une vision claire et parfaite de ce qui arrivera. Reste dans la paix de l’âme et du coeur. Cesse de faire saigner ton coeur comme tu as fait saigner ce ventre. Pourquoi continuer à entretenir ces souffrances ? Dans quel but ? Il n’y a pas d’autopunition, il n’y a plus d’auto condamnation ni de jugement, tu es aujourd’hui comme un enfant qui vient de naître, pur comme une page blanche, vierge sur laquelle à partir d‟aujourd’hui tu vas écrire ta vie, ta destinée, ton objectif, tes choix et ce que tu auras écrit sera ta vérité et rien d’autre ne pourra interférer dans ce que tu auras gravé.

Camille : Est-ce que toutes ces douleurs physiques et morales ont été déposées.

Laurent : Tout est déposé, le corps est si lumineux qu’il en est transparent, il est translucide, il n’est que vibrations et énergie, un filament de lumière blanche détermine son contour, il a retrouvé ses maîtres et leur ressemble et c’est en paix et en confiance qu’ils montent afin de retrouver la paix du coeur, de l’esprit et de l‟âme.

Camille : Te rappelles-tu de ton nom exact ?

Laurent : Quelle importance les noms, les enveloppes corporelles ne sont que de passage, vois mon coeur et reconnais le dans ce corps, c’est cela qui importe.

Camille : Voilà maintenant, vous allez revenir dans le temps présent : 6 – 5 – 4 – 3 – 2 – 1

Vous êtes revenu dans le temps présent, votre corps est confortablement installé sur le fauteuil, vous respirez calmement, librement.

Avant de terminer cette séance est-ce que les Guides et Maîtres spirituels de Laurent ont un message pour lui ?

Laurent : Une nouvelle sérénité va s’installer dans votre coeur très bientôt et en même temps une plus grande vision des choses.

Ces facultés de médium qui sont endormies depuis si longtemps vont se réactiver progressivement, vous-même vous les réactiverez selon votre besoin, elles étaient en sommeil et vont se réveiller.

Laissez faire, sans résistance, sans crainte, sans protestation. Nous sommes toujours à vos côtés. Nous vous aimons.

26 Octobre 2004