Je tiens à apporter à votre connaissance le témoignage suivant

J’ai souffert depuis l’âge de 15 ans de crises de migraines invalidantes, qui ont pourri mon existence et celle de membres de ma famille car leur origine est héréditaire.

Leur présence quasi quasi quotidienne, accompagnée de troubles divers de la vue (aura) avec vomissements, intolérance aux bruits et odeurs, ont sans doute pesé sur mon destin car mes choix de vie ont été sérieusement impactés par cette compagne sombre et abrutissante. J’aurais aimé faire du journalisme, mais très vite, malgré un petit brin de plume reconnu par mes professeurs, j’ai pris conscience que cette vocation était incompatible avec cette pathologie très particulière qui pèse sur votre emploi du temps et vous oblige à composer, à tous les instants, avec ses soubresauts et ses pics de douleur.

Ma vie personnelle et professionnelle aurait été sensiblement différente sans cet arbitre impérieux qui vous impose ses choix sans tenir compte de vos préférences. Je me suis accommodée au mieux de cette situation en essayant, lors de plages de délivrance, de profiter de la vie comme toutes les jeunes femmes de mon âge.

En 2001, lors d’une séance de bronzage à la plage, j’ai été interpellée par une connaissance qui me voyait chaque week-end, prendre des analgésiques à l’heure du déjeuner et me mettre à l’abri sous le parasol, en attendant que la mixture médicamenteuse allège ma tête endolorie. J’ai encore, dans l’oreille, son interpellation «Tu devrais aller voir Cocco», assortie de différents détails sur ce thérapeute qui lui avait fait perdre, à elle, quelques kilos récalcitrants. J’ai enregistré le patronyme très chantant, et je suis retournée à mes occupations sans oublier pour autant ce rappel qui avait quelque chose d’impérieux.

En 2012, suite à un déménagement professionnel, ma collègue occupant le bureau le plus proche du mien, me fait part, au cours d’une conversation à bâtons rompu sa propre expérience faite auprès de monsieur Cocco. Qui en une seule séance lui a permis réussir son sevrage du tabac.

J’ai commencé à m’interroger sur la portée de ce rappel récurent, il a fallu encore quelques «synchronicités» selon l’expression de JUNG, ou messages personnel de l’eau delà, pour que je prenne conscience que ce clin d’œil m’était adressé par une force supérieure pour m’aider à me soustraire à cette fatalité.

Donc, en septembre 2014, je me décide enfin ! , à prendre rendez-vous pour une séance magnétisme auprès du mystérieux Mr. Cocco, Bien m’en a pris car au bout de trois séances et seulement trois séances, je me suis réveillée un beau matin délivrée de la présence de ce pieu pulsatile enfoncé dans mon crâne depuis mon adolescence. J’ai eu peur que cette sensation soit éphémère et que cette maladie terrible revienne planter ses crocs au bout de quelques jours. Nous sommes mi-2017 et depuis ce matin béni d’automne 2014, une nouvelle vie s’offre à moi et je dois plutôt dire une renaissance pleine et entière.

De plus, Camille Cocco, par on extrême humanité, son humilité et son amour inconditionnel du genre humain, m’a tenu vaillamment la main au cours d’une traversée de vie particulièrement douloureuse engendrant , anxiétés, paniques, pertes de repères, car la maladie d’un être cher est une crucifixion, de tous les instants et sa voix sage et profonde m’a permis de rester sur le haut du chemin malgré la tourmente et ne pas sombrer dans l’ouragan du désespoir qui aurait pu me submerger.

Les personnes qui me connaissent depuis de longues années, sont unanimes à reconnaitre, que la personne que je suis devenue, n’a plus rien à voir, avec l’autre Marie-Jo, qui pendant une part importante de sa vie, a dû se soumettre à la loi des orages migraineux. Je suis à présent libre de tous mes choix et de mes préférences. J’ai même retrouvé, sans avoir fait la démarche dans ce sens, la silhouette qui était la mienne lors de mes jeunes années, et qu’une vie souffreteuse avait enveloppée dans une carapace de chair protectrice.

Je retourne voir périodiquement Camille, qui au fil du temps, est devenu un ami afin qu’il établisse, en moi, la circulation de cette énergie vitale qui nous permet d’exister et d’avoir foi dans ce miracle quotidien qu’est l’existence.

Je remercie Dieu d’avoir placé sur mon chemin, cet être doux et lumineux qui laisse toujours son cœur et sa porte ouverte à la souffrance pour dispenser bienveillance, amour et joie.

Allez voir Camille !  Qu’il soit béni.

Marie-Jo : Juillet 2017